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Mont-Blanc : mesure de 2003

Les objectifs

Pour cette année les objectifs sont :

  1. Implantation du point mesuré en 2001
  2. Mesure de l'altitude de ce point avec une session de 2h
  3. Levé topographique du sommet


Le matériel

Un seul type d'appreil à été utilisé, il s'agit du GPS SR530 (Leica), quatre ont servis de pivot et deux de récepteurs au sommet du Mont-Blanc. Ce matériel à été choisi pour plusieurs raisons : tout d'abord sa robustesse, l'ascension n'étant pas de tout repos, ensuite pour sa faible consommation, 6h d'autonomie, et enfin pour son poids, environ 4kg.

Comment les mesures ont étés effectuées

Pour l'expédition 2003, l'équipe a choisi d'utiliser quatres pivots, répartis dans la vallée, les Contamines, les Houches, Montroc et l'Aiguille du Midi. Ce dernier pivot à été utilisé pour améliorer la méthode des mesures. Ceci est dus au fait que les trois autres pivots (Contamines, Les Houches et Montroc) se trouvent 4000m en dessous des points mesurés, alors que le pivot de l'Aiguille n'est qu'a 1000m.
Comme le point de l'aiguille n'était pas connu en coordonnées XYZ, il à été déterminé de deux façons : une fois en temps réel, puis en post-traitement, après la campagne de mesures.
Les coordonnées ont étés calculées à partir des points des Contamines et de Montroc.
La précision du point (en post-traitement) est de l'ordre du centimètre pour les XY et de 5 centimètres pour le Z, avec un temps de mesure d'environ 1h30. Une radio UHF et un GSM ont été ajouté au pivot de l'Aiguille, afin de permettre l'implantation du point déterminé en 2001.

Les sessions de mesures ont commencées le samedi à 6h30 et ont durées 4h44min pour le pivot de l'Aiguille, 3h59 pour les Contamines, 5h57 pour Montroc et enfin 3h41 pour celui des Houches.
Le temps de mesure au sommet à été d'environ 2h.
La première opération effectuée fut de localiser le point mesuré en 2001. Après quelques minutes d'implantation, le point est localisé mais interpèle l'équipe.
Ce point n'est pas le plus haut du sommet !!! En effet la crête sommitale c'est dépalcée d'environ 1.70m vers le Nord.
Durant toute cette session un levé topographique du sommet à été effectué, sur environ 170m de long et 50m de large. 570 points ont été levés.

Conclusions

Le calcul du sommet

Pour calculer avec précision le point mesuré l'I.G.N. à utilisée le logiciel dit de Berne(logiciel scientifique). Pour pouvoir déterminer ce point plusieurs paramètres ont été pris en compte tel que l'éphéméride des satellites, le mouvement de l'axe de rotation de la Terre, les marées terrestres. Tous cela a permis de pouvoir estimer toutes les perturbations subit par les ondes et arriver à une précision de 5cm. Les calculs ont montrés que le point mesuré en 2001 était descendus d'1.95m, ce qui donne une altitude de 4808.45m, de plus la crête sommitale s'est déplacée de 75cm vers le Nord/Nord-Ouest. La question : A quoi cette différence d'altitude est elle dû ?

Pour Jean-Louis Mugnier (Directeur de Recherche au CNRS, Observatoire de Grenoble), “Ces variations sont liées au changement d'épaisseur du manteau neigeux au sommet du Mont-Blanc”. Ce manteau est alimenté par les chutes de neige et diminué par l'évaporation et la fonte de celle-ci. Un deuxième facteur peux expliquer cette différence : le vent, il peux déplacer la neige accumulée au sommet. Enfin un dernier facteur est le fluage de la neige, autrement dit le déplacement de la neige dû a son poids suivant la pente.
Pour Luc Moreau(glaciologue) cette différence pourrait être dû au manque de chute de neige, combiné à l'action du vent, ce qui aurait favoriser un déplacement de la crête sommitale et une diminution du manteau neigeux. Une autre hypothèse serait qu'au vue des chaleurs caniculaire de cet été 2003 et de la remontée de l'isotherme 0° à 5500m, ces phénomènes conjugés auraient engendrer un phénomène de fusion et donc de tassement du manteau neigeux.
“A l'échelle de la calotte sommitale du Mont-Blanc, une baisse de 2 mètres en 2 ans n'a rien d'inquiétant, et n'est pas significative d'une tendance.”, estime Richard Lambert (Expert national neige-avalanche). M.Lambert pense que cette baisse d'altitude ne peux être imputée à la canicule de l'été 2003 car la fonte à été compensée par l'apport de neige occasionné par les orages du mois d'août. La seconde hypothèse rejoint celle de M. Mugnier, est que les vents jouent un rôle important quand aux déplacement de la neige au sommet.
Pour Gilles Brunot (Météo France) : “L'altitude du sommet du Mont-Blanc varie évidemment en fonction de conditions météorologiques : quantités de précipitations et températures estivales, vitesse du vent”. Seul deux mesures ont été effectuées et cela ne permet pas de déterminer le facteur prépondérant. Néanmoins, pour M. Brunot, la température de cet été sont probablement la cause de la baisse d'altitude mais seulement sur quelques dizaines de centimètres.

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